Une plante dans la pièce change-t-elle l’humeur ? Ce que disent les études

Une étude de l’université de Reading a montré des photos de plantes à des centaines de volontaires. Trois espèces aux feuilles denses ont nettement rassuré.

Claudine Perret Par Claudine Perret
3 min de lecture
Une plante dans la pièce change-t-elle l’humeur ? Ce que disent les études
Plusieurs plantes d’intérieur en pots de terre cuite sur un meuble en bois, dans une pièce aux murs clairs.

En bref

  • Une synthèse taïwanaise de 2019 a passé en revue 50 études sur les plantes d’intérieur.
  • Dix à vingt minutes dans une pièce végétalisée suffiraient à se sentir plus apaisé, selon des travaux relayés par le Washington Post.
  • À Reading, le Pothos, le figuier pleureur et le palmier ont suscité le plus fort sentiment de bien-être.
  • Les chercheurs conseillent des espèces faciles à entretenir, qui restent saines plus longtemps.

Une plante verte posée sur une étagère peut améliorer l’humeur, à condition qu’elle soit en forme. C’est ce qui ressort de plusieurs travaux réunis par Psychologies.com, qui affirme que la présence végétale à la maison agit sur l’équilibre mental. Le terme est fort. Les données citées décrivent surtout des émotions ressenties et des préférences exprimées, ce qui invite à lire ces résultats comme des repères d’hygiène de vie plutôt que comme un soin.

Ce que la recherche associe aux plantes d’intérieur

Le magazine s’appuie d’abord sur le site PsyPost, selon lequel diverses recherches ont mis en évidence des bienfaits du végétal sur la santé psychique, en particulier une baisse du stress et un meilleur état d’esprit. Le cadre professionnel est aussi évoqué : les plantes au bureau pourraient accroître la satisfaction des salariés, une piste formulée au conditionnel.

Le travail le plus large date de 2019. Une équipe de la National Chin-Yi University of Technology, à Taïwan, a compilé les résultats de 50 études consacrées à la question. Leur bilan met en avant deux effets dominants chez les participants : davantage d’émotions positives et moins de ressentis négatifs. Il s’agit d’une humeur déclarée, pas d’un diagnostic.

Le Washington Post, de son côté, a relayé des études selon lesquelles passer dix à vingt minutes dans une pièce garnie de verdure aiderait à se sentir plus serein, plus heureux et plus satisfait. Ces travaux portent sur un moment précis, et non sur l’équilibre psychologique à long terme.

Pour qui cherche aussi d’autres leviers face à la pression du quotidien, les pistes pour gérer le stress au quotidien complètent ce tableau.

Une personne assise arrose un grand palmier d’intérieur avec un arrosoir blanc à anse cuivrée, dans une pièce aux murs gris.
Une personne arrose un palmier d’intérieur avec un arrosoir blanc à long bec, dans une pièce aux murs clairs. Photo : Vlada Karpovich / Pexels

L’expérience de Reading, menée sur photos

En juillet 2022, des chercheurs de l’université de Reading, au Royaume-Uni, ont voulu savoir quelles espèces faisaient le plus de bien. Leur méthode est simple : présenter des images à des volontaires et recueillir leur avis. Les participants n’avaient donc pas ces plantes chez eux, ils les jugeaient sur des clichés.

520participants interrogés
12photos montrées
8types de plantes représentés

Les espèces retenues couvraient des profils variés : figuier pleureur, langue de belle-mère, cactus, Maranta, fougère nid d’oiseau, Pothos doré, dragonnier et palmier. Plusieurs apparaissaient sous deux aspects, vigoureuses ou dépérissantes. Ce contraste a pesé : dans l’ensemble, les volontaires ont jugé favorables à leur bien-être toutes les plantes vertes et en bonne santé.

Trois espèces en tête, et un critère pratique

Parmi les huit, trois se détachent pour le sentiment de bien-être qu’elles procurent :

  • le Pothos ;
  • le figuier pleureur ;
  • le palmier.

Toutes partagent un feuillage abondant. Jenny Berger, l’une des autrices de l’étude à l’université de Reading, l’a résumé ainsi :

« Nos résultats suggèrent que les plantes aux feuilles vertes luxuriantes, à la surface foliaire élevée et à la canopée dense sont susceptibles de donner le plus grand coup de pouce à votre bien-être »

Jenny Berger, université de Reading

Puisqu’une plante fanée perd son attrait, les chercheurs recommandent de privilégier des espèces peu exigeantes, qui se maintiennent plus aisément en bonne santé. Un choix qui relève autant du jardinage que de l’équilibre personnel.

Photo : cottonbro studio / Pexels

Claudine Perret

Santé, nutrition, mouvement et hygiène de vie

Claudine Perret

Claudine Perret a enseigné l'éducation physique dans un lycée de Chambéry jusqu'à sa retraite. Elle écrit sur l'équilibre entre corps et esprit : activité physique, poids, plantes et démarches spirituelles, en rappelant que rien ne remplace l'avis d'un médecin. Elle nage deux fois par semaine au lac du Bourget, d'avril à octobre.